Jem et les hologrammes: nostalgie poussive...

JEM !! JEM c'est le rêve
JEM !! JEM c'est la fièvre
Un rythme fou
Qui fait des jaloux
JEM !!....
Rah là là que de souvenirs rien qu'à l'évocation des premières paroles du générique de ce DA des années 80, Club Dorothée est passé par là et a encore laissé une trace indélébile.
Mais que dire de cette série éditée en France par Kero Vidéo...
La succession à la tête de Starlight Music, une grande maison de disque, ne se passe pas dans les meilleures conditions, Eric, l’associé du père disparu de Jerrica ne lui rend pas les choses faciles car il veut s’emparer de l’entreprise.
De son côté, Jerrica découvre parmi les affaires dont elle a hérité: une paire de boucles d’oreilles assez spéciale. Elles sont reliées à un super ordinateur appelé Synergie qui a la faculté de projeter des hologrammes.. Elle va l’utiliser pour contrer les desseins de cet homme d’affaire véreux et vindicatif. Elle devient alors Jem et monte avec ses amies un groupe de Rock.
Eric lui, trouve de l’aide auprès d’un autre girls band particulièrement ambitieux : les Misfits et ensemble, ils n’auront de cesse de tricher, de comploter pour nuire au succès de Jem et à celui de Jerrica.
Les épisodes sont calqués les uns sur les autres. Jem et ses hologrammes font quelque chose, les Misfits, jalouses, tentent de tout faire capoter pour tirer la couverture à elles. Mais grâce à l’aide de Synergie, les complots sont désamorcés à temps et les gentilles rockeuses savourent leur succès grandement mérité.
De plus étant une co-production américano-japonaise, l’on retrouve l’esprit US dans la serviabilité des artistes à participer à nombre d’oeuvres de charité.
La série a pris un coup de vieux indéniable (comment ça moi aussi, mais non pas du tout...). Sur certaines séquences les images sont très scintillantes, surtout durant les premiers épisodes rendant le visionnage assez pénible.
L’on constate également l’âge de la série aux tenues des personnages, quant au maquillage limite outrancier des artistes et leur look capillaire impressionnant tant au niveau du volume que de la couleur font aujourd’hui sourire.
Quant aux chansons, il est regrettable que le fond musical soit toujours le même. Niveau paroles, l’originalité n’est pas non plus de mise. Bien qu’elles soient en anglais, les chansons sont toutes circonstanciées et se limitent à une répétition du titre plus ou moins rapide avec une ou deux phrases. Il n’y a donc aucun souci de compréhension à ce niveau là.
Et là cruel dilemme:
Faut-il garder et chérir les souvenirs des séries de notre enfance ou se laisser tenter à revisionner aujourd'hui les histoires qui jadis nous faisaient rêver ou sans aller jusque là, nous plaisaient au risque d'être déçu ?
Je ne dirai pas que j'ai été déçue de revoir Jem et ses cheveux roses mais je n'ai pas été trés emballée non plus. Nostalgie rimait avec ennui lors du visionnage.
Et vous ?
Supersab