Paradise Kiss 3
Depuis sa fugue (sa mère obsédée des résultats scolaires refuse tout net que sa fille devienne mannequin) tout s'enchaine à une vitesse folle pour Yukari. Elle vit sa première scéance de "shooting" (pour parler comme les pro ), son histoire avec George avance bien, il fait d'elle un femme si vous voyez ce que je veux dire.
Cette aventure qu'elle considérait avant tout comme un affront contre ses parents: lassée de vivre dans la crainte continuelle de les décevoir, apparait comme un révélateur.
La chenille mal dégrossie dans son uniforme du lycée se mue dans cet opus en un magnifique papillon. Yukari revet des tenues plus belles les unes que les autres, ose le maquillage... Baignée dans cet univers qu'elle découvre encore, son idée de devenir top modèle se fait de plus en plus précise. D'autant plus qu'elle a des contacts plus que sérieux avec une agence de top modèle.
Yukari n'est pourtant pas au comble du bonheur. Ces réussites soudaines ne lui font pas perdre la tête. Elle reste profondément tourmentée par son avenir, sa brouille avec sa mère la chagrine même si elle ne veut pas l'admettre et le fait de secher le lycée en pleine période d'examen n'arrange pas les choses.
Sa relation avec George l'inquiète également beaucoup. Le dieu de la mode à l'instar de son homologue spirituel reste indéchiffrable. Il est toujours difficile de savoir ce qu'il pense. S'il est clair qu'il est amoureux de sa muse (Yukari donc ), il semble toujours en train de la manipuler, de la pousser dans ces derniers retranchements sans en savoir exactement le but. On en apprend un peu plus sur son passé, là se trouve la réponse à ce comportement.
Aprés moulte réflexion, Yukari se décide à retourner vivre chez sa mère et de mettre les choses à plat avec elle. Aprés une conversation mère/fille extrèment tendue. Sa mère, heureuse (soulagée aussi) de retrouver sa fille, accepte son choix de carrière et conscent à rencontrer la boss de l'agence de mannequinat, en contre-partie de quoi, Yukari devra reprendre le chemin de lycée, réussir les exams à la session de rattrapage.
Marché accepté.
Les graphismes sont de plus en plus sublimes, Ai Yazawa a réussi à créer un univers à l'esthétique quasi-parfaite ( la perfection n'existe pas en ce bas-monde ). Le tout avec un scénario palpitant, surprenant aussi: Georginou, j'arriverai bien à te décoder d'ici la fin de la série.
La relation mère/fille est également traitée avec tact. Vouloir le meilleur pour son enfant est en soi honorable mais encore faut-il le faire en écoutant les aspirations de cette progéniture.
Supersab
Edit: j'ai écrit un artilce sur cette série pour Orient-Extrême, suivez le lien:
http://supersab.over-blog.com/article-1459855.html
Supersab