Kim Se Young nous parle de son oeuvre: Kiss me princess
La Japan expo a été une nouvelle fois l'occasion de donner la paroles aux artistes invités, aux mangaka et manwhaga notamment.
Kim Se Youg a été trés ouverte concernant son oeuvre Kiss me princess actuellement en cours de parution chez Saphira.
Dans un premier temps je préférais ne travailler qu'en tant que scénariste mais avec le temps j'ai ressenti le besoin de visualiser les histoires que je racontai. Aussi j'ai pris ma planche et mes crayons et j'ai commencé a créer mes propres dessins.
Chaque mois je dois rendre une cinquantaine de pages à mon éditeur, je dessine en gros 5 ou 6 pages par jour pendant une dizaine de jours, puis je passe une autre dizaine de jours à les encrer et enfin dix autres jours à placer les trames. Tout cela avec un rythme de travail d'environ 8h/j.
Je suis aidée, 5 jours avant le bouclage, par des assistants qui placent les décors et finissent le tramage.
Pour Kiss me princess, l'idée de départ était de mettre en scène une jeune mariée qui prend la fuite juste avant la cérémonie mais comme c'était un peu ordinaire.
J'ai eu l'idée de la remplacer par son frère, un garçon serait beaucoup plus intéressant d’un point de vue scénaristique. D'autant que la plus part de mes séries traitent de relation entre garçons, ce genre d'histoire étant très apprécié en Corée. J'ai d'ailleurs été très étonnée que les français puissent autant apprécier mon histoire.
Je suis assez tête en l'air et donc peu minutieuse mais pour cette série je me suis appliquée à mettre ces défauts de coté et a vraiment me concentrer sur le dessin, et les décors.
Mais j'avoue qu'a la fin de l'histoire le naturel à repris le dessus. Jed est le personnage le plus difficile a réaliser pour moi, car son caractère évolue tout au long de la série.
Je travaille actuellement sur une nouvelle série qui s'appelle "Création de la mariée d'un démon". Qui raconte comment un démon après avoir perdu son épouse décide d'en fabriquer une nouvelle à partir des restes de sa défunte épouse.
Toute la suite de l'histoire évoque les difficultés qu'ils ont alors pour communiquer et recréer une nouvelle relation. Une histoire que j'avais déja écrite au début de ma carrière, mais je n'arrivais pas bien à mettre le scénario en image. Depuis j'ai acquis plus d'expérience et J'ai donc décidé de reprendre cette histoire et de retenter sa réalisation. J'y mets tout mon coeur.
Japan Expo a été l'occasion pour moi de découvrir pour la première fois mon public français et j'ai été très touchée par mes lecteurs que je n'osais même pas regarder dans les yeux, J'ai réellement été très contente de ces différentes rencontres. Et pour la première fois de ma vie, je me suis sentie fière de faire ce métier.
Propos et photo repris du site Manga-News.
Une autre interview est également disponible sur le site Japan-Bar
Japanbar : Votre manhwa est empli d’intrigues de cour, dans un cadre très fortement inspiré du Moyen-Âge européen pourquoi ce choix ?
Kim Se Young : Peut-être que pour vous c’est tiré de l’Histoire, pour moi c’est un monde de fantasy. J’ai donc pris l’image de ce monde là qui existait vraiment mais je n’ai jamais fait une vérification ou quoi que ce soit. Alors quand on m’a dit que mon titre était vendu en France, ho la la ! Ça m’a cassé la tête.
Japanbar : Votre œuvre est très appréciée, à juste titre par les amateurs de Shônen-Ai. Comment voyez-vous la relation entre Nikol et Jed ?
Kim Se Young : Pour être brève, j’aime toujours une fin qui finit bien. Donc ce couple-là aura un happy-end, mais les couples secondaires auront un peu de mal.
Pour l'interview dans son intégralité: cliquer ici
Personnellement, j'ai été déçue par ce titre. Les graphismes sont moyens, les personnages se ressemblant tous, il devient diffcile de savoir qui est qui. Une lecture laborieuse donc avec un scénario somme toute assez commun. Les propos de Kim Se Young concernant le happy end viennent dédramatiser la fin du volume 7 ( les lecteurs de la série me comprendront), il me tarde de connaitre la fin pour passer à autre chose.
Supersab