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Dimanche 27 avril 2008

Tout est dans le titre de cet article...Le responsable éditorial, HervB, a apporté quelques éclaircissements autour de "son oeuvre": Manga 10 000 images.  (propos tenus sur le forum des jardins de la lune)

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"
Manga 10 000 images est une collection d'ouvrages collectifs. Chaque livre (car c'est du livre, pas de la presse) porte sur un thème différent. Le numéro 1 traite du yaoi, le second portera sur Tezuka, le troisième sur le manga au féminin, le quatrième sur le manga alternatif. Il est prévu aussi d'en faire un sur le hentai, un autre sur l'hybridation manga/franco-belge, etc. Pour l'instant, le rythme des sorties prévu est d'un livre tous les 6 mois.

Les rédacteurs sont tous spécialisés. Certains sont rédacteurs dans des magazines manga (Animeland, notamment), d'autres sont des amateurs ayant un propos intéressant, une capacité à réfléchir sur le sujet de leur passion. Pour ce premier numéro, il n'y a pas d'universitaires ayant écrit un article. Il n'y en a pas en France ou en Belgique et je n'ai fait connaissance d'une spécialiste japonaise, enseignante dans une université de Tôkyô, qu'après le bouclage du rédactionnel. Par contre, il y en aura plusieurs dans le numéro sur Tezuka.

HervB"

Si vous avez d'autres questions, inscrivez-les en commentaire et je transmettrai.

Pour rappel, le premier numéro sortira le 14 mai prochain au prix de 12 euros. Il sera également en vente à la Japan Expo de Juillet prochain.

Article complémentaire:
Manga 10 000 images: une nouvelle revue à paraitre en mai

Supersab

par Supersab publié dans : Etudes sur les manga communauté : Japon
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Samedi 26 avril 2008

Il y a du nouveau dans les ouvrages relatifs au manga, il s'agit de Manga 10 000 images. (News péchée sur Mata-Web)

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Mais qu'est-ce qui se cache dérrière ce titre ?

Les informations qui vont suivre, proviennent du site de l'éditeur de cet ouvrage: les éditions H (cliquer ici pour aller sur ce site ). Le choix éditorial ainsi que l'annonce du sujet des 2 premiers opus y sont clairement annoncés.

"Depuis une dizaine d’années, le marché de la bande dessinée japonaise, autrement appelée manga, n’a cessé de croître au point de changer notre paysage quotidien. Que ce soit à la télévision (qui n’a jamais vu un dessin animé japonais, voire d’inspiration japonaise comme Totally Spies ?), au cinéma (notons le succès des films d’animation du studio Ghibli comme Princesse Mononoke ou Le voyage de Chihiro), dans la mode, la décoration et même les publicités ciblant la jeunesse, le manga est partout et il est aujourd’hui impossible de passer outre ce phénomène. Toutefois, au-delà de ce succès, le manga reste un genre largement sous-estimé, mal compris et souvent méprisé.

Naissance d’une revue d’un genre nouveau
Fort de ce constat, deux amateurs éclairés de bandes dessinées, franco-belge et asiatique, ont décidé de créer une collection d’ouvrages collectifs capables de donner quelques clés de compréhension aux néophytes tout en apportant des lumières nouvelles aux connaisseurs. Ainsi est né Manga 10 000 images.
Pourquoi ce nom ? Il s’agit tout simplement de la traduction de « manga » (万画). Shôtarô Ishinomori et Hiroshi Hirata (deux auteurs fondamentaux de la bande dessinée japonaise) préféraient utiliser ce terme en opposition à « manga » (漫画) ou « images dérisoires » dont c’est la signification historique. Cette interprétation audacieuse pose déjà les bases même de la revue et fixe ses objectifs en termes de diversité.
Distribué en librairies spécialisées, Manga 10 000 images se présente sous la forme d'un livre de 192 pages en noir et blanc au format 140x210.
Chaque parution semestrielle aborde un thème différent.
Ce premier numéro est consacré au yaoi
, tandis que le prochain s’efforcera d’étudier certains aspects méconnus de l’œuvre d’Osamu Tezuka. En 2009, il est prévu de donner un aperçu de la diversité des mangas qui existent au Japon en étudiant les différentes facettes du manga au féminin puis du manga alternatif.

Un contenu audacieux et ambitieux…
Ainsi, chaque numéro traite d’un thème précis de l’univers du manga pour être présenté, analysé et décortiqué sous tous les angles. Manga 10 000 images est donc divisé en deux parties :
une partie « réflexion » articulée autour d’articles de fond, d’entretiens avec des professionnels (mangaka, éditeurs, etc.) et de chroniques d’œuvres majeures. Ces textes sont rédigés tant par des spécialistes connaissant le monde du manga depuis plus de dix ans, par des professionnels du secteur (journalistes, adaptateurs, responsables éditoriaux, etc.) que par des universitaires. Ces articles sont tous en relation directe avec le thème du numéro ;
une partie « bande dessinée » proposant des histoires inédites, parfois d’auteurs encore inconnus en France. Elle fait suite à la partie rédactionnelle l’illustrant par des exemples concrets et propose de nouveaux artistes de qualité.

… pour un lectorat exigeant
Érudition, exigence, qualité, professionnalisme sont les maîtres mots de cet ouvrage collectif culturel qui se met en marge des magazines grand public à destination de lecteurs plus ou moins jeunes, ou du fanzinat qui ne concerne que certaines catégories de mangas sans aborder des problématiques précises et complexes. Manga 10 000 images s’adresse aux passionnés de manga bien sûr, mais également à ceux qui souhaitent découvrir le genre ou approfondir leurs connaissances, ainsi qu’aux spécialistes du 9e Art. En offrant des points de vue variés et inédits, Manga 10 000 images se veut une revue critique et pointue, faisant la part belle aux découvertes d’auteurs et d’œuvres, sans se limiter aux amateurs éclairés !

Démocratiser le manga en le rendant accessible au plus grand nombre, même aux lecteurs les plus exigeants en matière de culture, tel est le but recherché. "

Souhaitons- leurs bonne chance pour cette aventure. A priori, j'accroche au concept, reste à savoir si le contenu est à la hauteur de ces promesses...

Voici à présent la couverture du premier numéro de Manga 10 000 images avec le sommaire

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Homosexualité et manga: le yaoi

Sommaire

Une petite histoire du yaoi
Les éditeurs de boys love
Entretien avec Hisako Miyoshi
Le yaoi en francophonie
Les produits dérivés
Fiches auteurs
Pourquoi les filles aiment-elles le yaoi ?
Le coin des chroniques
Ces mangas qui utilisent le
yaoi
pour doper leurs ventes
Le yaoi est-il gay ?
Glossaire
Entretien avec Benita
Manga : Une fleur sauvage

 

Supersab

Article complémentaire:
du 27/04/08:
Manga 10 000 images: précisions

par Supersab publié dans : Etudes sur les manga communauté : Japon
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Lundi 14 avril 2008

Depuis l'an 2000, l'association des critiques de la BD rédige un bilan relatif au marché de la BD incluant le manga. Cet aperçu des coulisses du 9ième art est toujours très instructif et facile à lire. 

Je n'ai repris ici que les parties du bilan concernant le manga.
Pour mettre en perspective ce bilan 2007, je ne saurai trop vous conseiller de lire ceux des années précédente notamment 2005 et 2006:
Le bilan 2005: année de la mangalisation
Le bilan 2006: année de la maturation

Pour les bilans antérieurs, et avoir en intégralité celui de 2007, je vous renvoie au site de l'ACBD ( cliquer ici)

2007, VITALITÉ ET DIVERSITÉ
Une année de bandes dessinées sur le territoire francophone européen

© Gilles Ratier, secrétaire général de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

I- PRODUCTION

La progression continue pour la 12ème année consécutive : 4313 livres de bande dessinée ont été publiés en 2007 (dont 3312 strictes nouveautés), soit une progression de 4,4%.

Toujours plus ! Ceux qui se plaignaient déjà de la surproduction du secteur vont être déçus car, une fois encore (pour la 12ème année consécutive), la production de bandes dessinées bat tous les records avec 3312 nouveaux albums (soit 76,79% du total des livres concernés par cette spécialité) diffusés dans les librairies francophones, en 2007 (contre 3195 et 77,36%, en 2006) ! Dans le contexte de l'économie du livre en général, ce secteur s'en sort assez bien : la diversité de ses catalogues semblant porter ses fruits.

Par ailleurs, les exploitations cinématographiques et publicitaires du 9ème art se pérennisent. Il faut bien reconnaître qu'aujourd'hui, les moteurs qui tirent la consommation sont plus que jamais le cinéma, la télévision, les dessins animés, les jeux vidéo, Internet et bientôt toutes les autres applications de l'industrie numérique. La commercialisation de cet art à part entière qu'est la bande dessinée est en train de changer : ne serait-ce que par l'omniprésence de ces nouvelles technologies, lesquelles favorisent une visibilité des stocks que ne permet plus la librairie et poussent, quelquefois malgré eux, les différents acteurs de la chaîne du livre à s'adapter !

Ayant par ailleurs parfaitement intégré les notions de marketing et de merchandising nécessaires à son développement, le marché du 9ème art semble même avoir repris un tout petit peu du poil de la bête par rapport à l'année précédente, continuant de marquer son dynamisme dans un domaine pourtant très concurrentiel : une impression générale confirmée par les 2 principaux instituts d'informations marketing du livre, Ipsos et GfK.

C'est surtout l'exploitation de nombreuses nouvelles niches commerciales et le volontarisme des éditeurs (qui sont enfin sortis de leurs contraintes de formats) qui ont permis, ces dernières années, de gagner de nouvelles parts de marché ; même si les différents publics intéressés par ce média se rabattent sur les valeurs sûres et n'ont, finalement, que peu de curiosité pour des domaines qui ne sont pas, a priori, proches de leurs préoccupations.

C'est ce qui pourrait expliquer la difficulté à construire des passerelles entre les 4 principaux lectorats :

- celui des séries asiatiques (1428 nouveaux mangas, manhwas, manhuas et assimilés sont parus en 2007, soit 43,12% des nouveautés ; contre 1418 et 44,38%, en 2006)
- celui des albums franco-belges (1338 titres parus en 2007, soit 40,39% ; contre 1290 et 40,38%, en 2006)
- celui des comics américains (227 recueils parus en 2007, soit 6,85% ; contre 239 et 7,48%, en 2006)
- celui des romans graphiques (319 livres parus en 2007, soit 9,63% ; contre 248 et 7,75%, en 2006)

Les catégories habituelles proposées par les grands éditeurs sont toujours difficiles à répartir (sachant que 839 albums, soit 82,66% des nouveautés, hors mangas et comics, s'inscrivent dans des séries) :

- l'humour progresse avec 324 albums proposés (31,92% du secteur, pour 302 et 28,89% l'an passé), tout comme l'Histoire avec 196 albums (19,31%, pour 189 et 18,08% en 2006)
- le fantastique est en léger recul avec 233 albums (soit 22,96 %, pour 242 et 23,16% en 2006), ce qui est également le cas des thrillers avec 182 albums (17,93%, pour 210 et 20,09% précédemment), et des ouvrages destinés aux plus petits : 80 albums soit 7,88% (pour 102 et 9,76% l'an passé)

Aujourd'hui pleinement reconnue, la bande dessinée représente, avec toutes ses composantes, un peu plus de 6,5% du chiffre d'affaires de l'édition. Elle est aussi l'un des secteurs du livre qui affiche, en 2007, la meilleure progression de ses ventes.

À ces 3312 nouveaux albums jamais encore édités sous cette forme, il faut ajouter :

- 712 rééditions (16,5% du secteur) sous une nouvelle présentation ou éditions revues et augmentées : contre 612 et 14,8% en 2006, soit 100 titres de plus
- 204 Art books et recueils d'illustrations (4,73% du secteur) réalisés par des auteurs bandes dessinées : contre 222 et 5,37% en 2006, soit 18 titres de moins
- 85 essais (1,97% du secteur) : contre 101 et 2,45% en 2006, soit un recul de 16 titres

Nous arrivons ainsi à un total de 4313 livres appartenant au monde de la bande dessinée (4130, en 2006) : soit une augmentation de 183 titres correspondant à 4,4%, contre 530 et 14,7% l'année passée. Sachant que près de 60000 livres ont été publiés en 2007, la bande dessinée représente donc 7,2% de la production (pour 7,5% en 2006) des livres édités sur le territoire francophone européen. Ce recul s'explique par une progression générale du secteur du livre plus rapide que celle de la bande dessinée.

Cette situation du "toujours plus" profite surtout aux grands éditeurs (en ce qui concerne la bande dessinée, ils ont publié 1018 nouveautés, soit 30,74%, contre 1045 et 32,7% en 2006), au détriment de la petite édition (de moins en moins indépendante) et des alternatifs qui progressent pourtant fortement, en totalisant 613 parutions, soit 18,51% des nouveautés (contre 493 et 15,43% en 2006).

Cela n'empêche guère la plupart des acteurs du milieu de continuer à stigmatiser la surproduction, particulièrement pendant les 4 derniers mois de l'année1606 albums -soit 37,24% de la production annuelle (contre 1150 et 35,99% en 2006)- ont été mis en place. Et la rentrée bande dessinée (gonflée par les "blockbusters") commence de plus en plus tôt : 284 bandes dessinées ont été publiées pendant les 10 derniers jours du mois d'août !

II- ÉDITION

Plus d'acteurs sur le marché, ce qui est un signe de vitalité : 254 éditeurs ont publié des bandes dessinées en 2007, alors que seulement 17 groupes concentrent 74% de la production.

Les mutations du monde de la communication offrent des opportunités aux différents opérateurs : rationalisation, regroupements et concentrations sont toujours à l'ordre du jour ! Hachette Livre (qui, à lui tout seul, représente 20,6% du marché du livre) a acheté le label de mangas Pika, alors que Soleil a revendu ses parts d'Asuka à l'éditeur vidéo Kaze. Pendant ce temps-là, Panini a acquis le pôle jeunesse de Cyber Press Publishing (les journaux avec Bugs Bunny, Scooby-Doo !, Titi et Grosminet, Tom & Jerry, Tweety Girls, Schtroumpf...) et le groupe Glénat a finalement repris la société Sefam (alias le catalogue bandes dessinée d'Albin Michel).

Cette consolidation et cette diversification des catalogues des principaux acteurs, ainsi que l'arrivée massive des opérateurs littéraires n'hésitant pas à chasser sur leurs terres (tels Actes Sud, L'Atalante, Denoël, Gallimard, Grasset, Laffont, Lattès, Le Seuil...), obligent les petites structures à être très pertinentes. Pourtant, leur vitalité n'est plus à démontrer : qu'elles explorent des voies graphiques et narratives différentes pour d'autres lecteurs (L'Association, Atrabile, La Boîte à Bulles, Cà et Là, La Cafetière, La Cerise, La 5ème Couche, Cornélius, Le Cycliste, Dynamite, Ego comme X, L'Employé du moi, Les Enfants Rouges, FLBLB, FRMK, Groinge, Les Impressions Nouvelles, Lagarde, Matière, Rackham, Les Requins Marteaux, Les Rêveurs, Sarbacane, 6 Pieds sous Terre, Tartamudo, Vertige Graphic, Warum...), ou qu'elles aient une politique d'édition plus classique (Akileos, Attakus, Clair de Lune, Daric, Des Ronds dans l'O, Flouzemaker, Graton, Hugo, Joker, JYB, Kymera, Lécureux, Marsu, Mosquito, MPF, Nickel, Pavesio, Theloma, Toth, Wetta, Zéphyr...). Néanmoins, en 2007, ces difficultés n'ont pas empêché 254 éditeurs différents (225 en 2006) de publier des bandes dessinées, alors que seulement 17 groupes concentrent, à eux seuls, plus des 2/3 des activités, soit 74% de la production.

Le plus gros producteur de 2007 ? La maison Delcourt qui a publié 484 titres sous son propre label ou sous ses filiales Akata et Tonkam - soit 11,22% de la production (contre 412 et 9,97% en 2006).

Le groupe Média Participations, qui est le 5ème plus important groupe du marché du livre et qui contrôle environ 40% du marché de la bande dessinée francophone, a publié, 474 titres sous ses filiales Dargaud, Kana, Le Lombard, Dupuis, Lucky Comics, Le Caméléon et Fleurus - soit 10,99% (contre 421 et 10,19% en 2006).

Le groupe MC Productions a publié 428 titres sous ses filiales Soleil, Quadrant Solaire, Soleil Manga, Iku comics ou SEEBD (c'est-à-dire Tokebi, Saphira, Kabuto, Akiko) - soit 9,92% de la production (contre 624 et 15,25% en 2006).

Le groupe Flammarion (la filiale française du groupe de communication italien RCS) a publié 316 titres sous ses filiales Casterman, Fluide Glacial, Jungle et Librio - soit 7,33% (contre 262 et 6,34% en 2006).

Le groupe Glénat a publié 295 titres sous son propre label ou sous ses filiales Glénat Mangas, Caravelle, Vents d'Ouest et Vent des Savanes - soit 6,84% (contre 305 et 7,38% en 2006).

Le groupe Panini a publié 250 titres sous ses labels Manga et Comics - soit 5,8% (contre 214 et 5,18% en 2006).

Notons que cet ordre basé sur la productivité ne reflète pas tout à fait la hiérarchie des chiffres d'affaires. Ainsi, d'après Livres Hebdo, en 2006, Albert-René (dont la principale activité est l'exploitation d'Astérix) était à la 5ème place, alors que Delcourt, Soleil, et Panini occupaient, respectivement, les 4ème, 6ème et 7ème position, derrière Média Participations, le groupe Glénat et les filiales de Flammarion.

À ces 7 ténors du marché, il faut rajouter quelques outsiders :

- le groupe Hachette Livres avec 133 titres sous ses filiales Pika, Disney, M6, TF1, EPA, Grasset, Jean-Claude Lattès, et bientôt Harlequin - soit 3,08% (contre 145 et 3,51% en 2006)
- le groupe Tournon avec 125 titres sous ses filiales Carabas, Semic et Kami -soit 2,9% (contre 102 titres et 2,47% en 2006)
- Bamboo avec 123 titres - soit 2,85% (contre 105 et 2,54% en 2006)
- Les Humanoïdes associés avec 100 titres - soit 2,32% (contre 110 et 2,66% en 2006)
- Taïfu avec 92 mangas - soit 2,13% (contre 81 et 1,96% en 2006)
- le groupe Editis avec 74 titres sous ses filiales Kurokawa, Hors Collection et Robert Laffont - soit 1,71% (contre 72 et 1,74% en 2006)
- le groupe La Martinière avec 71 titres sous les filiales EP, Le Seuil, Danger Public et Petit à petit - soit 1,64% (contre 76 et 1,62% en 2006)
- le groupe Gallimard avec 62 titres sous son propre label ou sous ses filiales Futuropolis (détenue à 50% avec Soleil), Denoël Graphic et Hoëbeke - soit 1,44% (contre 51 et 1,23% en 2006)
- Paquet avec 60 titres - soit 1,39% (contre 76 et 1,84% en 2006)
- Asuka avec 55 mangas - soit 1,27% (contre 89 et 2,15% en 2006)
- le groupe Bayard avec 53 titres sous son propre label ou sous ses filiales Milan et Treize Etrange - soit 1,23% (contre 47 et 1,14% en 2006)

III
Optimisation :

90 séries ont bénéficié d'énormes mises en place et ont continué à se placer parmi les meilleures ventes, tous genres de livres confondus.
[...]

IV- TRADUCTION

1787 bandes dessinées étrangères (dont 1371 venues d'Asie et 253 des États-Unis) ont été traduites : un léger recul de 0,67% par rapport à l'an passé.

Avec des frais structurels moins coûteux, un contenu proche des préoccupations d'un public différent et impliqué, et une offre diversifiée, la bande dessinée asiatique domine toujours la production avec 1371 albums (contre 1418 en 2006), ce qui correspond à 528 séries traduites (contre 509 en 2006) : 1152 albums viennent du Japon (1110 en 2006), 130 de Corée (259 en 2006), 74 de Chine et de Hong Kong (41 en 2006), et 15 de Malaisie, Singapour, Taïwan, Thaïlande, et d'Inde (8 en 2007).

Notons que les nouveaux tomes des séries (32,3% des albums asiatiques traduits, contre 35,9% en 2006) se succèdent dans des délais très rapprochés : c'est l'une des principales causes de l'inflation de la production.

Il faut cependant remarquer que la croissance et le dynamisme des mangas - même s'il semble qu'une certaine stagnation commence à se produire- reste constant : 1 bande dessinée vendue sur 3 est toujours d'origine asiatique, et les mangas représentent encore 1/4 du chiffre d'affaires des éditeurs spécialisés. Cela ne se fait au détriment d'aucun des autres segments du marché : ceci s'expliquant par la fidélité de chaque lectorat.

Fait remarquable cette année, nous assistons à une augmentation des tentatives réalisées par des auteurs européens s'inspirant des différents codes graphiques et narratifs des mangas. Des éditeurs, tels Akiléos, Ankama, Le Caméléon, Carabas, Delcourt, Les Humanoïdes associés, Pika ou Soleil en ont publié 57, en 2007.

D'un autre côté, chez Soleil (où un label Fusion Comics est en préparation, en association avec Panini), des graphistes asiatiques illustrent les scénarios d'auteurs francophones.

Ces essais (tirées au mieux à 30.000 ex.) sont encore loin de rivaliser avec les 9 principales vedettes qui assurent 50% des ventes du secteur ; mais, à l'instar des manhwas coréens (les plus gros tirages avoisinent les 30.000 ex.) et des manhuas chinois (7000 ex.), ils ont réussi à fidéliser un public plus jeune et plus féminin que celui des traditionnels albums franco-belges.

Longtemps décriée, la bande dessinée japonaise a trouvé sa place dans le paysage culturel. Pour preuve : le succès du festival Japan Expo au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte (83.000 visiteurs en 3 jours, et la mise en avant de nombreuses récompenses éditoriales dont le Prix Asie-ACBD décerné à Gen d'Hiroshima de Keiji Nakazawa, aux éditions Vertige Graphic).

Par ailleurs, les rééditions des bandes dessinées venues d'Extrême-Orient sont de plus en plus nombreuses, atteignant, cette année, le chiffre de 138 (contre seulement 72 en 2006). Ainsi, de nombreux classiques, encore inédits en langue française, sont désormais aux catalogues des 40 éditeurs francophones publiant des bandes dessinées asiatiques (ils étaient 30 en 2006).

D'après Ipsos, sur la période janvier-mai 2007, 7 d'entre eux tiennent l'essentiel du marché des mangas traduits en français. Il s'agit de Kana (qui a fêté ces 10 ans et qui représente 33% du marché), de Glénat Mangas (25%), de Delcourt par l'intermédiaire d'Akata et de Tonkam (11%), de Pika (10%), de Kurokawa (7%), de Panini Manga (5%), et de Soleil Mangas avec ses filiales SEEBD ou Iku comics (3%) : ces derniers ayant réalisé 94% des ventes de mangas en volume.

Ce qui veut dire que Akileos, Asuka, Imho, Ki-Oon, Le Lézard noir, Taïfu, Hentai Dojin, les labels asiatiques de Bamboo, Carabas, Casterman et Milan, Drakosia, Toki, Xiao Pan ou You-Feng (spécialistes de la BD chinoise), et les généralistes Actes Sud, Clair de Lune, Cornélius, L'Erudit, Paquet, Picquier, Seuil, Tête Rock, Vertige Graphic... ne représentent, à eux tous, que 6% du marché !

Enfin, la passion du public pour les mangas (anime et bande dessinée) se retrouve sur les sites du Net parlant de leur centre d'intérêt (animeland.com, animint.com, mangagate.com, mangavore.net, manga-news.com, manga-sanctuary.com, mangaverse.net, the-ryoweb.com, ou encore webotaku.com) - lesquels ont des fréquentations parfois bien supérieures à ceux de la bande dessinée classique, surtout s'ils proposent des inédits en ligne (souvent piratés d'ailleurs) - ou dans les 15 essais qui leur ont été consacrés en 2007.

[...]

V
Adaptation et médiatisation :

la bande dessinée adapte à nouveau les œuvres littéraires (96 albums en 2007), alors qu’elle inspire de plus en plus les autres moyens d’expressions.
[...]

VI- PRÉ-PUBLICATION

Présence de 77 revues spécialisées dans les kiosques et les librairies, alors que la bande dessinée trouve un nouveau terrain créatif dans la prépublication sur Internet.

L'Intention n'aura vécu que le temps de 3 numéros, L'Écho des Savanes a disparu des kiosques mais pourrait connaître une 2ème nouvelle vie au sein du groupe Glénat et sous la rédaction en chef de Tronchet (le créateur de Raymond Calbuth et de Jean-Claude Tergal), les éditions Soleil ont suspendu la parution du mensuel Suprême Dimension pour le transformer en un trimestriel format tabloïd, mais, surtout, les journaux principalement composés de licences issues de la Warner (Bugs Bunny, Scooby-Doo !, Titi et Grosminet, Tom & Jerry...) ont été repris par le groupe Panini : ce dernier devenant, grâce à cette opération, le principal éditeur de bandes dessinées en kiosques en France !

Par ailleurs, si Tchô a fêté son 100ème numéro (tiré à 105.000 exemplaires), si le nouveau bimestriel Cargo Zone démarre plutôt bien, et si certains de ces supports ancestraux de la bande dessinée ne s'en sortent pas si mal grâce à leur forte identité (c'est le cas de Fluide Glacial, de Lanfeust Mag, et des revues disneyiennes comme Le Journal de Mickey ou Picsou Magazine), les 24 journaux spécialisés proposant, la plupart du temps, des créations de bandes dessinées européennes, arrivent difficilement à s'imposer dans le réseau presse ! Que ce soit Spirou, Pif Gadget, Boule & Bill, Cap'tain Swing !, Psikopat, BoDoï, Comic Box, [dBD]... sans oublier Shogun Mag, le magazine des mangas réalisés par des Européens, qui s'est transformé en Shogun Shonen, Shogun Seinen et Shogun Life !

D'ailleurs, même en ce qui concerne les revues sur les mangas, on s'aperçoit que les magazines qui sont exposés se consacrent plus souvent à l'anime et aux jeux qu'à la bande dessinée : à l'instar d'AnimeLand, Coyote, Dofus Mag, Geisha, Hard Manga, Japan Vibes, Manga Kids, Maniak !, Planet Manga, Score Asia... [...]

Cependant, la création et l'actualité de la bande dessinée sont surtout présentes sur Internet ! Soit sur les 226 blogs et sites d'auteurs professionnels francophones (proposant extraits de projets, planches inédites, opinions diverses...), soit sur quelques-uns des 32 sites d'informations généralistes sur le 9ème art.

Ces derniers sont de plus en plus consultés grâce à la convivialité de leurs forums, le sérieux de leurs chroniques, leurs bases en ligne, leurs jeux et concours... : les leaders étant les sites communautaires bdgest.com (avec 18.500 visiteurs uniques par jour) et coinbd.com (5000). [...]

Et encore, Internet n'a pas encore atteint tout son potentiel ! Dans l'avenir, les supports vont se démultiplier : téléphones portables, i-mode, consoles de jeux...

VII Disparitions et consécrations :

13 créateurs francophones ont disparu en 2007 et quelque 128 œuvres datant de plus de 20 ans ont été rééditées.
[...]


VIII
Satisfaction :

malgré tout, 1357 auteurs de bandes dessinées continuent, quand même, à pouvoir vivre de leur métier.
[...]

 
Supersab

 

par Supersab publié dans : Etudes sur les manga communauté : Bédés d'Asie
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