La chine fait son entrée dans les rayons de la BD

Publié le par Supersab

Aprés le Japon et la Corée, la Chine vient de faire son entrée dans les rayons des BD asiatiques. Aprés le manga, le manwha, le manhua semble être le terme approprié pour désigner les BD chinoises. Toutefois, récente cette appellation n'est peut-être pas encore définitve. J'ai d'ailleurs entendu manhra. A l'usage, le consensus se fera...

C'est aussi l'occasion de decouvrir un nouvel éditeur Xiao Pan qui s'est spécialisé dans ces "chinoiseries". Rien de péjoratif dans cette expression, je tenais juste à souligner la nationalité des oeuvres.

Orient-Extrême n'est pas passé à côté de cette news et vous propose une mise à jour 100% chinoise.

 Je me suis occupée de Remember de Benjamin.

Trés beau et intéressant, un constat : artiste est vraiment plus qu'un métier.

Au travers de deux one-shots et d'un receuil de dessins, Benjamin nous fait partager le quotidien d'un artiste au prise avec sa passion.

A lire et aussi à voir.

"Au travers de deux histoires et d’un recueil de dessins que l’artiste Benjamin - de son vrai nom Zangh Bin - a pris soin de commenter, Remember
narre la vie d’artistes en Chine, celles d’auteurs de BD plus précisément.
En partie vécus, en partie inventés, ces souvenirs abordent le thème douloureux de la création. L’accent est mis sur les espoirs et les déboires d’artistes qui, voulant percer dans ce milieu, sont tiraillés entre leur désir de s’exprimer toujours en quête de perfection et l’obligation de se soumettre aux exigences des éditeurs s’ils tiennent à être, un jour, publiés.
Vivre de son talent sans trahir son art dans un consensualisme alimentaire, un défi bien difficile que Benjamin a magnifiquement illustré tant sur le plan scénaristique qu'à travers un graphisme de toute beauté.
Avec cette œuvre, la Chine se fait ainsi une place dans les rayons de la BD asiatique et vient rejoindre le Japon et la Corée grâce au label Xiao Pan.
Remember, une BD chinoise dont on se souviendra..."


Cliquez sur la magnifique couverture pour aller lire la suite de ma critique de cette oeuvre.

Sont également du disponible sur le site, une interview de Patrick Abry, le boss de Xiao Pan et une critique du volume 1 de My street, un autre titre chinois.

Suparsab alias Sabine Soma

 

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Chen Jie 16/01/2008 10:30

Le terme exacte est Manhua... je peux comprendre qu'on le prononce Manrua en Francemais manhra... là ... O__o  Enfin j'ai du mal à me faire aux pages couleurs... alors qu'en Chine et à Taiwan je connais des artistes qui ne publient pas en couleur... j'ai été surprise de voir ceux qui étaient publiés en France. Le prix est en plus assez cher pour le nombre de page (normal, c'est en couleur!) comparé à un manga... Bon mercredi Sabine! ^__-

Supersab 16/01/2008 19:38

Kikoo Chen JieA la date où j'ai rédigé cet article, mars 2006, les oeuvres chinoises étaient la grande nouveauté. Il n'y avait donc pas de consensus quant à leur dénommination si je puis dire. Manhua est aujourd'hui le terme consacré.  Je vérifie, je ne me suis pas trompé pour glisser le "h" où il faut.Pour la couleur, cela ne me gène pas et je pense que pour Xiao Pan, c'est un choix éditorial de sortir des oeuvres couleurs. Il est vrai que la première fois cela surprend puisqu'habitué au noir et blanc des manga. Ca plus le graphisme, avec Benjamin ça fait un sacré un changement et perso, j'ai accorché ^__^Pour le prix, certes la couleur augmente la note mais je trouve que Xiao pan mais aussi le paquet sur la qualité du papier et de l'édition. C'est cher mais c'est beau et pour Benjamin, il le vaut bien ^__-.Pour des oeuvres chinoises en noir et blanc, il y a notamment 80°C paru chez Kana. Les dessins horribles me m'ont pas inciter à creuser plus avant cette série. Bon fin de soirée Chen JieA ++Supersab